Publié le 26 novembre 2025 — Par Noeline Joyce
La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) resserre l’étau autour des évacuations sanitaires non autorisées. Dans un communiqué rendu public le 24 novembre 2025, l’institution annonce la fin des prises en charge rétroactives pour les malades partis se soigner à l’étranger sans validation préalable.
Depuis plusieurs mois, la CNAMGS fait face à une recrudescence de demandes de remboursement a posteriori, après des évacuations initiées sans son accord. Une dérive que la Direction générale qualifie d’« abusive », rappelant que les évacuations sanitaires « sont strictement encadrées par des dispositions légales » et ne peuvent en aucun cas être engagées de manière unilatérale par les assurés.
Un durcissement des règles
Pour mettre fin à ces pratiques, deux mesures sont désormais rappelées avec fermeté :
Toute demande d’évacuation sanitaire doit être soumise avant le déplacement, accompagnée des dossiers médicaux nécessaires et des avis spécialisés.
Aucune prise en charge rétroactive ne sera accordée pour les évacuations réalisées en dehors du cadre officiel.
Ce positionnement marque un renforcement clair de la politique de maîtrise des dépenses de santé, dans un contexte où les évacuations sanitaires représentent un poste budgétaire sensible et coûteux pour la caisse.
Au-delà de la mise en garde, la CNAMGS justifie ce recadrage par un souci d’équité entre les assurés. L’institution affirme vouloir « garantir à tous nos compatriotes une prise en charge équitable, transparente et conforme au cadre réglementaire », tout en préservant des ressources publiques déjà fortement sollicitées.
La CNAMGS invite ainsi les bénéficiaires à se conformer strictement aux procédures, rappelant qu’un respect rigoureux du parcours médical encadré est indispensable pour assurer la continuité et l’équilibre du système national d’assurance maladie.



