Libreville, 15 décembre 2024 | Temps de lecture : 1 min
Une reprise fragile face à de fortes vulnérabilités
Dans son dernier Gabon Economic Update publié en décembre 2024, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme. L’institution met en garde contre l’accumulation de risques fiscaux et financiers qui menacent la stabilité macroéconomique du Gabon. Malgré une légère reprise après la crise, l’économie nationale demeure fragile. Le pays reste fortement exposé à la volatilité des prix du pétrole, à sa dépendance aux recettes publiques non renouvelables et à l’augmentation continue de la dette.

Les arriérés de l’État étouffent le secteur privé
Le rapport souligne un autre point critique : les arriérés de paiement de l’État continuent de peser lourdement sur le secteur privé. Cette situation fragilise les entreprises, limite leur capacité d’investissement et freine la création d’emplois.Par ailleurs, les dépenses publiques restent majoritairement orientées vers les salaires, au détriment des investissements sociaux et des infrastructures, pourtant essentiels à une croissance durable.
Des réformes urgentes pour redresser les finances publiques
Face à ces déséquilibres, la Banque mondiale appelle à une réforme urgente de la gestion des finances publiques. Elle recommande notamment : une plus grande transparence budgétaire ; une planification réaliste des dépenses ;et un renforcement des recettes non pétrolières.
Un enjeu clé en période de transition
Dans un contexte de transition institutionnelle, ces recommandations apparaissent cruciales pour restaurer la confiance des investisseurs, soulager la pression sur les entreprises et relancer une croissance plus inclusive .Comme le rappelle le rapport :
« La durabilité budgétaire conditionne toute avancée économique durable au Gabon. »
Par Noeline Joyce



