Libreville, 23 Décembre 2025 (Chiffre.info)
La mort du jeune Cameron, retrouvé sans vie après plusieurs jours de disparition, continue de provoquer une vive émotion au sein de la population. Après les réactions d’artistes et d’acteurs de la société civile, le débat s’étend désormais au terrain politique. L’opposant Alain Claude Bilie-By-Nze, président du parti Ensemble pour le Gabon, est sorti de son silence pour interpeller directement l’État.
Une prise de parole qui questionne la sécurité
Dans un message publié le 23 décembre 2025 sur le réseau social X, Alain Claude Bilie-By-Nze exprime son inquiétude face à la multiplication des enlèvements et des crimes non élucidés. Il s’interroge sur la situation sécuritaire du pays, alors que le pouvoir est exercé par des militaires depuis la Transition.
« Qui aurait pu imaginer que des enlèvements et assassinats se multiplieraient ainsi ? », écrit-il, mettant en cause les promesses de sécurité faites aux populations.
La justice attendue au tournant
Au-delà de l’émotion, l’ancien Premier ministre pose une question essentielle : celle de la réponse judiciaire. Il demande si la justice va réellement se saisir de ces affaires afin de rassurer une population qu’il juge « déboussolée » et « livrée à elle-même ».
Cette déclaration reflète un malaise grandissant face au manque de résultats visibles dans les enquêtes, notamment lorsque les victimes sont des enfants.
Une population gagnée par la peur
Ces derniers mois, plusieurs disparitions et morts violentes de mineurs ont été signalées. Les affaires Esther et Cameron sont devenues les symboles les plus marquants de cette insécurité persistante. À mesure que les avis de recherche se multiplient sans réponses claires, la peur et l’inquiétude gagnent du terrain au sein des familles.
Un appel à la responsabilité de l’État
Pour de nombreux observateurs, l’affaire Cameron marque un tournant. Elle met en lumière la responsabilité de l’État dans la protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables. Sans enquêtes abouties et sans communication claire, la confiance entre l’État et la population risque de se fragiliser davantage.
Pa Neoline Joyce



