Des services défaillants aux lourdes conséquences économiques
Le Gabon compte de nombreuses entreprises en situation de monopole. De la SEEG à la Sobraga, en passant par la Setrag, ces sociétés dominent des secteurs stratégiques sans réelle concurrence.
Le silence des autorités face à l’absence de concurrence
Depuis des années, la qualité de leurs services laisse pourtant à désirer. Coupures d’eau et d’électricité récurrentes, coûts élevés, lenteur des prestations : autant de dysfonctionnements qui constituent un véritable frein à l’activité économique du pays. Malgré cela, les autorités semblent refuser d’y remédier ou même de se pencher sérieusement sur la création d’une concurrence saine dans ces secteurs clés
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Des soupçons de conflits d’intérêts persistants
Cette inertie interroge. Comment expliquer un tel silence, sinon par des conflits d’intérêts ? Plusieurs dirigeants politiques seraient eux-mêmes actionnaires de ces entreprises, qui deviennent alors de véritables réservoirs financiers. Des milliards de francs CFA transiteraient chaque année vers des comptes privés, certains responsables bénéficiant de pourcentages sur les budgets de structures comme la SEEG.
Le peuple gabonais, principale victime du monopole
En définitive, ce système profite à une minorité, tandis que la majorité de la population en paie le prix. Le monopole, loin de servir l’intérêt général, accentue les inégalités et freine le développement économique du Gabon. C’est le peuple qui en souffre, jour après jour.
Par la Rédaction




