Éducation : plus de 100 établissements privés recalés au Gabon

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Libreville, 27 Décembre 2025 (Chifre.info) – Au Gabon, la 18ᵉ commission ministérielle de l’enseignement privé a rejeté plus d’une centaine d’établissements jugés non conformes. Cette décision met en lumière de graves dysfonctionnements dans le secteur de l’éducation privée et oblige l’État à agir pour protéger les étudiants et assainir le système éducatif.

Un examen rigoureux des établissements privés

Réunie sous la supervision du ministère de l’Enseignement supérieur, assurant l’intérim de l’Éducation nationale, la commission a examiné 436 dossiers d’établissements privés. À l’issue des travaux, 380 dossiers ont été retenus, dont 221 établissements habilités à fond. En revanche, plus de 100 établissements ont été recalés pour non-respect des normes exigées par l’État.Ce chiffre révèle l’ampleur des irrégularités dans une partie du secteur privé de l’enseignement au Gabon.

Une commission pour protéger l’intérêt général

Loin d’une chasse aux sorcières, la mission de la commission vise à garantir la qualité de l’enseignement. Les experts ont évalué plusieurs critères essentiels :la conformité des infrastructures,la validité des programmes pédagogiques,les qualifications des enseignants,le respect des procédures administratives. Sans ces contrôles, l’enseignement supérieur risquerait de sombrer dans un désordre préjudiciable aux étudiants.

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Des manquements graves constatés

Selon le rapporteur de la commission, Tristan-Noël Obame Sima, certains établissements fonctionnent sans décret d’autorisation, avec des locaux inadaptés et des formations non reconnues. Face à ces manquements, des fermetures sont envisagées, ainsi que des retraits définitifs de dossiers pour les structures les plus défaillantes.

Des risques importants pour les étudiants et les familles

La poursuite des activités de ces établissements non conformes ferait courir de lourds risques. Les étudiants pourraient se retrouver avec des diplômes sans valeur, après plusieurs années d’études.Pour les parents, cela représente une perte financière importante et une profonde déception. Au niveau international, ces dérives nuisent également à la crédibilité des diplômes gabonais et à l’image du pays.

L’État face à l’épreuve de la crédibilité

À l’issue des travaux, une caravane de contrôle a été annoncée afin d’identifier les établissements exerçant en marge de la réglementation.L’enjeu est désormais l’application effective des décisions prises.Assainir l’enseignement privé, restaurer la confiance et garantir des formations de qualité : pour l’État gabonais, il s’agit d’un test décisif de crédibilité.

Par la Rédaction

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