Libreville, 02 janvier 2026 (par la Rédaction Chifre.info)
Comment peut-on suspendre deux joueurs seulement alors que l’échec constaté est celui de toute une équipe ?
Cette décision suscite une profonde incompréhension et donne le sentiment d’une injustice ciblée, dans une sélection nationale qui, depuis des années, accumule malaises, tensions et sanctions à répétition.
Les joueurs deviennent, une fois de plus, les bouc-émissaires d’un système défaillant, alors que les véritables causes du naufrage sont connues et largement documentées. Et la responsabilité des dirigeants ?
La vraie question reste sans réponse : qu’en est-il de la responsabilité du président de la Fédération gabonaise de football ?
Malgré les échecs répétés, aucune sanction, aucune remise en question, aucune conséquence. Le président de la Fédération semble intouchable, comme s’il détenait un titre foncier sur cette institution, pendant que le football gabonais s’enfonce.
Une fédération minée par des dysfonctionnements graves
Les problèmes ne datent pas d’hier :
Absence de championnat national régulier
Mauvaise préparation de la CAN, sans matchs amicaux dignes de ce nom
Problèmes d’équipements de l’équipe nationale
Désorganisation chronique et manque de vision claire
Climat de méfiance permanent entre joueurs, encadreurs et dirigeants
Tous ces dysfonctionnements relèvent directement de la gouvernance fédérale, pas des seuls joueurs.
Sanctionner les joueurs ne réglera pas la crise
Punir deux joueurs ne réparera ni l’absence de championnat, ni la mauvaise organisation, ni l’échec structurel du football gabonais. Tant que les dirigeants resteront à l’abri de toute responsabilité, les mêmes erreurs se répéteront, les mêmes crises reviendront, et le football national continuera de reculer.
Il est temps de poser les bonnes questions
Le football gabonais a besoin de réformes profondes, de transparence, et surtout d’une responsabilité partagée, où les dirigeants rendent enfin compte de leurs actes. KSans cela, les sanctions contre les joueurs ne seront que des gestes symboliques, injustes et inefficaces, dans un système qui refuse de se regarder en face.



