Par la Rédaction Chifre.info
Le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi lors d’une opération menée par l’armée américaine. Ils ont été transférés aux États-Unis où ils devront répondre devant la justice américaine d’accusations liées au trafic de drogue et au terrorisme.
Washington annonce des poursuites judiciaires
La ministre américaine de la Justice, Pamela Bondi, a annoncé ce samedi 3 janvier 2026 sur le réseau social X que le couple serait jugé sur le sol américain. Sans préciser leur lieu de détention, elle a affirmé qu’ils feraient face à « toute la rigueur de la justice américaine ». Selon elle, Nicolás Maduro et son épouse ont été inculpés par un tribunal fédéral de New York pour « narcoterrorisme » et « complot en vue de l’importation de cocaïne » aux États-Unis.
Vives réactions et condamnations internationales
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions internationales. Plusieurs dirigeants ont vivement dénoncé les frappes américaines au Venezuela ainsi que la capture du chef de l’État vénézuélien.
Le Brésil dénonce une atteinte à la stabilité régionale
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a condamné une « grave violation de la souveraineté du Venezuela », estimant que les bombardements et l’arrestation du président dépassent « les limites de l’acceptable » et mettent en péril la stabilité régionale. Il a appelé les Nations unies à réagir fermement face à cette situation.
Moscou et La Havane expriment leur indignation
La Russie a également exprimé sa profonde inquiétude. Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères s’est dit « extrêmement alarmé » par l’enlèvement présumé du président vénézuélien et de son épouse, exigeant des « éclaircissements immédiats » de la part des États-Unis.
De son côté cuba a également réagi
De son côté, Cuba a fermement condamné l’opération américaine, qualifiant les frappes et la capture de Nicolás Maduro « d’acte de terrorisme d’État » contre le peuple vénézuélien et dénonçant une attaque contre une région jusque-là considérée comme pacifique.
Caracas saisit les Nations unies
Face à cette escalade, le Venezuela a annoncé avoir saisi le Conseil de sécurité des Nations unies. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a déclaré avoir demandé une réunion d’urgence afin que le droit international soit respecté et que l’agression américaine soit examinée par la communauté internationale.



