Route de Malaba : le cri de détresse des populations abandonnées.

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Libreville, 7 janvier 2026 par Chifre.info.


La route reliant les PK 11 et 12 est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Défoncée, dépourvue de caniveaux, de trottoirs et de signalisation, cette voie essentielle à la mobilité des populations locales est devenue un véritable calvaire. Depuis plusieurs années, la situation atteint un seuil critique, dans une indifférence qui exaspère riverains et usagers.


Une route livrée à l’abandon


Autrefois entretenue, la route de Malaba n’est plus que l’ombre d’elle-même. Criblée de nids-de-poule, envahie par des ordures ménagères, elle oblige les automobilistes à slalomer pour éviter des pannes coûteuses. Les piétons, quant à eux, évoluent dans un environnement insalubre, entre poussière, boue et odeurs nauséabondes, faute de trottoirs aménagés.

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Des déplacements quotidiens devenus impossibles


Cette dégradation avancée complique considérablement la vie des habitants. Se rendre au travail, à l’école ou accéder aux services essentiels relève désormais du parcours du combattant. Les taxis et clandos, de plus en plus rares, rechignent à emprunter cette voie, surtout aux heures de pointe.


Certaines situations frôlent même le drame.


« J’étais enceinte. Lorsque les contractions ont commencé, j’ai accouché dans le taxi avant d’arriver à l’hôpital, parce que l’état de la route empêchait le chauffeur d’accélérer. Je ne suis pas la seule, plusieurs femmes ont vécu la même chose », témoigne Chimène Obame, résidente de Mélen.


Accidents, insécurité et urgence sanitaire


Sur cette route que les habitants qualifient de « piste d’éléphants », les accidents de circulation se multiplient. L’accès difficile ralentit souvent l’arrivée des premiers secours en cas d’urgence. À cela s’ajoute une insécurité croissante, aggravée par l’absence d’éclairage public.


« C’est un vrai calvaire au quotidien », résument les riverains, contraints de vivre dans la peur et l’inconfort permanents.


Colère et sentiment d’abandon


Le sentiment d’abandon par les pouvoirs publics est palpable.
« Je ne sais pas quels péchés nous avons commis pour être ainsi condamnés. Si j’avais su, je n’aurais jamais investi dans ce quartier oublié », s’indigne Jacques Ngouanga, enseignant et père de famille.


Un appel pressant aux autorités


Face à cette situation alarmante, les habitants de Malaba et Mélen lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales. Ils réclament une évaluation urgente de l’état de la route et le lancement immédiat de travaux de réhabilitation.


« Les taxis refusent souvent de nous prendre. Des jeunes cassent des cailloux pour tenter d’améliorer la route, mais cela ne suffit pas. Nous demandons simplement une route praticable », plaide Rigobert Mintsa, résident de Malaba.


Un enjeu vital pour les quartiers Malaba et Mélen


Entre Malaba et Mélen, cette route constitue un axe vital pour des milliers d’habitants. Sa réhabilitation ne relève plus du confort, mais de l’urgence sociale, sanitaire et sécuritaire. Il est impératif que des mesures concrètes soient prises afin de restaurer la dignité, la sécurité et la qualité de vie des populations de cette partie de Libreville.

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