Fegafoot : douze ans de Mouguengui, l’heure de l’alternance

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Libreville, 11 janvier 2026 par Chiffre.info

Voilà désormais douze années que Pierre Alain Mouguengui préside aux destinées de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Sur le plan international, l’homme jouit d’une reconnaissance certaine. Ambassadeur de la FIFA, il incarne, hors des frontières, une figure respectée du football africain.

Mais sur la scène nationale, sa gouvernance continue de susciter de profondes interrogations.

Au cœur des griefs, un constat revient avec insistance : le championnat national, à l’arrêt depuis plus d’une décennie, peine toujours à redémarrer de manière durable. Une anomalie majeure pour un pays qui se veut compétitif sur la scène sportive continentale. À cela s’ajoutent des conflits internes récurrents au sein de la fédération et une gestion de l’équipe nationale régulièrement critiquée, tant pour ses résultats que pour son organisation.

Responsabilité directe ou système verrouillé ?

Une question centrale demeure : Pierre Alain Mouguengui est-il seul responsable de cette situation ? Certains observateurs estiment qu’il serait pris dans un cercle vicieux, où les marges de manœuvre du président de la Fégafoot seraient limitées, les décisions stratégiques émanant parfois de plus hautes sphères.

Dans ce contexte, le rôle réel du dirigeant devient difficile à cerner entre autorité affichée et pouvoir contraint.

Une longévité qui interroge

Autre sujet d’incompréhension pour de nombreux Gabonais : l’absence apparente de sanctions ou de mises en cause sérieuses, alors même que d’autres responsables sportifs subissent des mesures disciplinaires sévères pour des faits parfois comparables.

Pourquoi Pierre Alain Mouguengui semble-t-il intouchable malgré des résultats jugés insuffisants ? Cette longévité au sommet nourrit le sentiment d’un système figé, peu propice à l’autocritique et au renouvellement.

L’urgence du changement

Quelles que soient les explications avancées, une conviction s’impose dans une large frange de l’opinion : le temps du changement est arrivé. Après douze ans de mandat, l’alternance apparaît non seulement souhaitable, mais nécessaire pour redonner espoir au football gabonais.

Les Gabonais attendent un nouveau souffle, une gouvernance plus transparente, capable de relancer le championnat national et de restaurer la crédibilité de l’équipe nationale. Le successeur de Pierre Alain Mouguengui sera jugé à l’aune de cette attente : faire mieux, là où l’immobilisme a trop longtemps prévalu.

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