Éducation nationale : la grève suspendue après un protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats

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Libreville, 22 janvier 2026 – Chiffre.info

Malgré la volonté affichée par la base syndicale de poursuivre le mouvement, la grève au sein du ministère de l’Éducation nationale a été officiellement suspendue à la suite de la signature, mardi 20 janvier 2026, d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les principaux syndicats du secteur. Ce texte marque une étape importante dans la gestion de la crise sociale qui paralysait l’école gabonaise depuis plusieurs semaines.

L’accord, paraphé entre l’Exécutif et les partenaires sociaux notamment SOS Éducation, le Syndicat de l’éducation nationale (SENA) et le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Syntechpro) engage le gouvernement à apporter des réponses concrètes aux principales revendications des enseignants. Celles-ci portent essentiellement sur la régularisation des situations administratives et la mise en œuvre effective des plans de carrière.

Ces préoccupations figuraient déjà au cœur des négociations dites « d’Alibandeng », ouvertes pour désamorcer la crise. Selon les syndicats, une commission technique est d’ores et déjà à pied d’œuvre pour examiner les dossiers en souffrance. « Nous sommes toujours dans la dynamique des négociations d’Alibandeng. Le point phare concernait la régularisation des situations administratives et le plan de carrière. Il était donc important que ce protocole d’accord soit signé afin de suivre, point par point, les engagements pris par le gouvernement », a expliqué Magloire Memiaghe, secrétaire général par intérim du SENA.Les partenaires sociaux entendent toutefois rester vigilants.

Une première évaluation de la mise en œuvre des engagements gouvernementaux est attendue pour le 25 février prochain. « Nous allons nous appuyer sur ce protocole pour vérifier, à cette date, si le gouvernement a tenu parole », a prévenu Ghislain Nguema Mve, secrétaire général du Syntechpro.Si la suspension de la grève apparaît comme un signal d’apaisement pour les élèves et leurs familles, elle ne marque pas encore une sortie définitive de crise.

Les syndicats conditionnent la reprise durable des activités scolaires à des avancées tangibles. D’ici là, le ministère de l’Éducation nationale est appelé à œuvrer au rétablissement d’un climat social serein, alors que les enseignants affirment leur détermination à maintenir la pression pour le respect des engagements pris.

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