Libreville, 25 janvier 2026 – Chiffre.info
Au Gabon, la promotion de l’entrepreneuriat national est régulièrement mise en avant par les autorités comme un levier de croissance et de création d’emplois. Dans les faits, toutefois, l’attribution des projets publics structurants continue de susciter le débat, notamment lorsqu’ils sont confiés à des investisseurs étrangers au détriment des compétences locales.

La récente rencontre entre le ministre des Transports et de la Sécurité routière, Ulrich Manfoumbi, Manfoumbi et les responsables du groupe INFRAGROUP HOLDING illustre cette dynamique. Les échanges ont porté sur un projet de modernisation et de digitalisation du transport routier, présenté comme stratégique dans un secteur marqué par une forte accidentalité et une gestion administrative encore largement obsolète.

Selon le ministère, cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité routière et vise à renforcer la régulation, la transparence et l’efficacité du transport terrestre. La digitalisation apparaît ainsi comme un outil clé pour améliorer le contrôle des flux, la traçabilité des acteurs et la qualité des services.
Mais cette orientation relance une question récurrente : celle de la place réelle accordée aux entreprises et aux experts gabonais dans la conduite des réformes majeures. Alors que l’État encourage l’essor d’un entrepreneuriat local compétitif, plusieurs observateurs pointent un décalage entre le discours officiel et la réalité des choix opérés dans l’attribution des projets publics.



