Libreville, 27 janvier 2026 – Chifre.info
En déplacement à Makokou, le chef de l’État a voulu donner un signal politique clair : celui d’un État qui entend désormais se rapprocher des territoires longtemps relégués à la périphérie des priorités nationales. La mise en service de la 6ᵉ compagnie des sapeurs-pompiers – une première dans l’histoire de l’Ogooué-Ivindo,
le renforcement du Centre hospitalier régional Omar Bongo, le lancement des chantiers du Centre commercial et de la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon, ainsi que la réhabilitation annoncée de l’Hôtel Bélinga, illustrent cette volonté de réinvestir durablement les services essentiels.

Au-delà de la symbolique, ces projets traduisent une orientation assumée : faire de l’investissement public un levier direct de protection des populations, d’amélioration de l’offre de soins, de soutien à l’initiative privée et de création d’emplois durables, dans une province longtemps marquée par des déséquilibres
structurels.L’Ogooué-Ivindo est également appelée à jouer un rôle stratégique dans le nouveau schéma économique du pays, notamment avec le projet d’exploitation du fer de Bélinga, dont l’entrée en production est annoncée à l’horizon 2028. Mais les autorités insistent sur une approche plus globale, qui ne se limite pas à l’extraction minière.

Vingt projets structurants sont déjà réalisés ou en cours, complétés par une stratégie axée sur la valorisation de l’artisanat local, le développement du tourisme, la formation et l’essor de l’entrepreneuriat.À travers cette dynamique territoriale, le pouvoir exécutif affirme une ligne directrice nationale : faire de chaque province un pôle de croissance à part entière,
capable de produire localement de la richesse et d’offrir à la jeunesse des perspectives concrètes, dans un pays où le développement ambitionne désormais de se mesurer à l’aune de ses impacts réels sur les populations.



