Crise sociale et budgétaire : le PDG alerte et appelle à un dialogue sans répression

poster 2026 01 28 023436
Libreville, 28 janvier 2026 – Chifre.info

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a exprimé de vives inquiétudes face à la dégradation du climat social, économique et budgétaire du pays. Dans une déclaration rendue publique au nom de son président Ali Bongo Ondimba, le secrétaire général adjoint du parti, Noé Mesmin Kondondo, a appelé à la préservation des libertés syndicales, à un dialogue social sincère et à une gestion rigoureuse des finances publiques.

Une crise sociale généralisée

Selon le PDG, le Gabon est confronté à un front social inédit touchant plusieurs secteurs clés : éducation primaire et secondaire, enseignement supérieur, santé, transports, audiovisuel public et administrations stratégiques. Des mouvements sociaux que le parti ne considère ni comme marginaux ni opportunistes, mais comme le symptôme d’une profonde crise de confiance entre l’État, les travailleurs et les citoyens. Le PDG a notamment exprimé sa solidarité avec les enseignants en grève, estimant que leurs revendications relèvent de droits statutaires légitimes et non de privilèges.

17633989386257840790992871014155
Libertés syndicales et État de droit

Rappelant que le droit de grève et l’action syndicale sont garantis par la Constitution, le parti met en garde contre toute judiciarisation des conflits sociaux, qualifiée de « dérive dangereuse ». Il s’est toutefois félicité de la libération provisoire de responsables syndicaux récemment interpellés, y voyant un signal d’apaisement susceptible de relancer le dialogue.

Endettement et discussions avec le FMI

Sur le plan économique, le PDG tire la sonnette d’alarme face à une dérive budgétaire marquée par l’augmentation de l’endettement, des déficits persistants et des arriérés de paiement. Une situation qui, selon le parti, compromet les capacités futures de financement des politiques sociales.

Prenant acte de l’ouverture de discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), le PDG plaide pour un ajustement ciblé et responsable, rejetant toute politique d’austérité qui ferait peser l’effort sur les populations. Le parti recommande plutôt une réduction du train de vie de l’État et une remise en cause des rentes.

Sauver l’année scolaire et préserver la paix sociale

En conclusion, le PDG appelle le gouvernement à renoncer à toute logique répressive et à privilégier un dialogue social sincère afin de sauver l’année scolaire et préserver la cohésion nationale. Ali Bongo Ondimba, assure le parti, demeure attentif à l’évolution du pays et entend, à travers le PDG, contribuer à la défense des libertés, de la justice sociale et de la paix civile.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *