Gabon : les avocats de Pascal Ogowe Siffon dénoncent de « graves violations

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Libreville, 7 Février 2026 – Chifre.info

Les avocats de l’ancien ministre et sénateur Simon Pascal Ogowe Siffon sont sortis de leur réserve. Face à la presse nationale et internationale, ce vendredi 6 février à Libreville, ils ont vivement contesté les conditions de l’arrestation et de la détention de leur client, interpellé le 25 décembre 2025, en pleine nuit de Noël, dans le cadre d’une affaire liée à la gestion de son ancien département ministériel.

Mes Jean Paul Moubembé, Jules Obiang et Herbert Mbovia évoquent une procédure « entachée de graves irrégularités », estimant qu’elle porte atteinte aux droits de la défense, aux principes constitutionnels et aux garanties d’un procès équitable. « L’arrestation simultanée d’un ministre, sénateur de la République, et de la quasi-totalité de son cabinet pour des faits de gestion ministérielle est sans précédent », a souligné Me Jules Obiang, pointant une situation qui, selon lui, interroge la protection des libertés individuelles et le respect de l’État de droit.

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Les avocats affirment que la détention préventive de leur client est juridiquement contestable et qu’elle méconnaît le principe du contradictoire. Ils ont, à ce titre, soulevé deux exceptions d’inconstitutionnalité devant la Chambre d’accusation.La première concerne l’immunité parlementaire. Élu sénateur et proclamé par la Cour constitutionnelle le 2 décembre 2025, Simon Pascal Ogowe Siffon aurait, selon la défense, été arrêté sans que le Sénat ne soit saisi pour statuer sur la levée de cette immunité, comme le prévoit l’article 77 de la Constitution issue du référendum du 19 décembre 2024.

La seconde exception porte sur la compétence exclusive de la Cour des comptes en matière de contrôle et de gestion des finances publiques, conformément à l’article 133 de la Constitution. Pour la défense, cette compétence aurait été ignorée dans la procédure engagée.

Dans l’attente d’une décision de la Cour constitutionnelle, les conseils de l’ancien ministre demandent sa mise en liberté provisoire, rappelant que la détention avant jugement doit rester une mesure exceptionnelle. Ils assurent que leur démarche se veut « strictement juridique et constitutionnelle », et lancent un appel solennel au respect de l’État de droit au Gabon.

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