Libreville, 9 Février 2026 – Chifre.info
Alors que la grève des enseignants paralyse le système éducatif gabonais depuis plus d’un mois, la personnalité publique et citoyenne engagée Dina Koussou a interpellé, dans une lettre ouverte largement relayée sur les réseaux sociaux, le gouvernement, les syndicats d’enseignants et le président de la République. Un appel au dialogue et à l’apaisement, au nom de « l’intérêt supérieur de la Nation » et de l’avenir des élèves.
Dans son intervention, Dina Koussou qualifie la crise actuelle de « majeure », estimant qu’elle dépasse le simple cadre corporatiste pour toucher à la cohésion nationale, à la stabilité sociale et à l’avenir de la jeunesse gabonaise. « L’école, pilier fondamental de la République, ne peut durablement être prise en otage sans fragiliser l’ensemble de la Nation », écrit-elle.
La citoyenne engagée plaide pour un retour urgent au dialogue, qu’elle présente comme « l’unique voie responsable ». Selon elle, dialoguer ne signifie ni renoncer à l’autorité de l’État ni ignorer les contraintes budgétaires, mais reconnaître que l’éducation des enfants doit primer sur toute autre considération.
Si elle reconnaît le caractère légitime des revendications des enseignants, Dina Koussou insiste sur la nécessité d’une meilleure anticipation des tensions sociales par les pouvoirs publics, afin d’éviter des crises prolongées. Elle appelle également à une coordination plus efficace de l’action gouvernementale, estimant que les dysfonctionnements administratifs fragilisent la réponse de l’État.

S’adressant directement aux enseignants, elle leur rend hommage pour leur engagement « souvent exercé dans des conditions difficiles », tout en les exhortant à mesurer la portée historique de leur responsabilité. « Préserver le droit à l’éducation des enfants gabonais » doit, selon elle, rester un impératif absolu.
Dans un message solennel adressé au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, Dina Koussou appelle à un arbitrage « fort et rassembleur » pour restaurer la confiance entre le gouvernement, les partenaires sociaux et les familles. Elle propose notamment l’instauration d’une trêve sociale de deux à trois ans, fondée sur un pacte clair et mesurable, ainsi que des mesures transitoires, comme la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, afin de favoriser la reprise des cours.
Pour conclure, la citoyenne engagée exhorte les enseignants à « accorder le bénéfice du doute au gouvernement » et à privilégier l’unité nationale, estimant que la reprise des classes est désormais « un impératif ». « Sauver l’année scolaire, c’est préserver l’avenir de nos enfants et consolider les fondements de la Nation gabonaise », affirme-t-elle.



