Libreville, 10 Février 2026 – Chifre.info
Oyem, dans le nord du Gabon, une jeune femme de 20 ans affirme avoir échappé de justesse à une tentative d’enlèvement. Les faits se sont produits dans la soirée du jeudi 5 février 2026, ravivant les inquiétudes autour de la montée de l’insécurité dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem.
Selon le témoignage recueilli par le média local Oyem Infos, la victime, prénommée Mégane, rentrait à son domicile après une course effectuée au quartier Akouakam. Il était environ 19 heures lorsqu’elle a pris un taxi au carrefour du même quartier, à destination de Koweït, vers Adjougou. À bord du véhicule se trouvaient deux hommes, le chauffeur et un passager installé à l’avant.
Le trajet se serait déroulé sans incident jusqu’à l’arrivée à destination. Mais lorsque la jeune femme demande au conducteur de s’arrêter, celui-ci poursuit sa route, ignorant ses sollicitations. Malgré plusieurs rappels, les deux occupants du taxi demeurent silencieux, un comportement qui alerte la passagère.
À l’approche de la zone dite de la cité économique, vers la caisse cacao, Mégane, prise de panique, décide de se jeter du véhicule en marche. Le taxi ne s’arrête pas et disparaît, laissant la jeune femme blessée sur la chaussée.
Dans sa chute, elle se fracture un pied et se cogne violemment la tête. Elle affirme que sa perruque aurait atténué l’impact du choc. Convaincue d’avoir échappé à une tentative d’enlèvement, possiblement à des fins rituelles, la jeune femme dénonce une insécurité grandissante, particulièrement pour les jeunes filles.
Depuis plusieurs semaines, des habitants d’Oyem évoquent en effet un relâchement des contrôles et une présence policière jugée insuffisante. Un chauffeur de taxi aurait notamment confié que les contrôles sont devenus rares dans la ville.
Aucune communication officielle des forces de sécurité n’a, pour l’heure, été faite sur cette affaire.



