Fonction publique : vers une gestion plus efficace des carrières

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Libreville, 12 Fevrier 2026 – Chifre.info

La réforme de l’administration se poursuit. La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a réuni le 10 février 2026 à Libreville les directeurs centraux des ressources humaines (DCRH) des différents ministères. Objectif : améliorer la coordination et moderniser le suivi des carrières des agents de l’État.

Cette rencontre s’inscrit dans une volonté affichée des autorités d’accroître la performance de l’administration publique. Car les difficultés sont connues : lenteurs dans le traitement des dossiers, retards d’avancement, situations administratives en suspens. Autant de dysfonctionnements qui pèsent sur le parcours des fonctionnaires et, in fine, sur la qualité du service rendu aux citoyens.

« C’est une dynamique de concertation continue engagée avec les directeurs des ressources humaines, afin d’assurer une meilleure coordination des actions et une mise en œuvre plus efficiente des textes qui encadrent la fonction publique », a déclaré la ministre.

Sur le terrain, les responsables des ressources humaines reconnaissent toutefois des obstacles structurels persistants. Régis Malembe, DCRH au ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement de la Culture et des Arts, évoque notamment une méconnaissance des textes par de nombreux agents et le dysfonctionnement de certaines instances indispensables à leur application.

Autre point noir : la gestion des dossiers d’avancement et de reclassement. Jusqu’ici, les arrêtés pouvaient concerner des centaines d’agents issus de différents ministères, compliquant leur traitement administratif. « Cette méthode sera révisée », assure Louis Edrille Moutsinga Moundounga, DCRH au ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique.

Désormais, des arrêtés sectoriels pourraient être privilégiés afin de simplifier le classement et d’accélérer les procédures.

À travers cette réforme organisationnelle, le ministère entend instaurer une gestion des ressources humaines plus structurée, rigoureuse et anticipative. Une modernisation présentée comme indispensable pour renforcer l’efficacité de l’État et restaurer la confiance des agents publics — et, au-delà, celle des usagers.

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