Libreville, Mars 2026 – chifre.info
Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu ce mercredi 4 mars 2026 le directeur général de la Centrale d’Achats du Gabon (CEAG), Théophile Boutamba, afin de faire le point sur l’opérationnalisation de cette nouvelle structure stratégique. Au cœur des échanges : accélérer le lancement des premières commandes et finaliser les dispositifs nécessaires à l’entrée en activité effective de la centrale, prévue pour le 1er avril 2026.
La séance de travail, tenue au cabinet du Vice-Président du Gouvernement, a permis d’examiner l’état d’avancement du dispositif logistique et organisationnel destiné à permettre à la Centrale d’Achats du Gabon de démarrer ses activités dans les délais annoncés.
Une structure au cœur de la lutte contre la vie chère
Instituée dans le cadre de la politique gouvernementale de lutte contre la vie chère, la centrale vise à améliorer l’approvisionnement du marché national en produits de première nécessité et à contribuer à la stabilisation des prix au bénéfice des consommateurs.
Une couverture nationale annoncée
Selon le directeur général de la CEAG, les préparatifs progressent conformément au calendrier fixé par les autorités.
« Nous avons déjà lancé les commandes, identifié le siège et pris des attaches avec l’ensemble des partenaires intervenant dans le circuit », a indiqué Théophile Boutamba.
La centrale entend par ailleurs garantir une couverture nationale de l’approvisionnement. « Aucune population ne doit être oubliée », a-t-il affirmé, précisant que l’ensemble du dispositif logistique est en cours de finalisation.
Contrairement aux mécanismes classiques de péréquation des prix, le modèle retenu pour la centrale prendra en compte les coûts spécifiques liés à chaque destination afin de mieux refléter les réalités logistiques du territoire.
Une plateforme numérique pour surveiller les prix
Dans le cadre de cette réforme, une plateforme numérique accessible en ligne permettra aux consommateurs de consulter les prix appliqués dans leurs localités. Les tarifs affichés devront correspondre aux prix effectivement pratiqués dans les points de vente.
Un numéro vert, mis en place par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, permettra également aux citoyens de signaler toute divergence entre les prix affichés et ceux pratiqués en magasin.
Un contexte international sous surveillance
La réunion a également abordé l’impact du contexte international sur les circuits d’approvisionnement, notamment les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Interrogé sur les conséquences du conflit impliquant l’Iran, le directeur général de la CEAG s’est voulu rassurant : « Les produits seront disponibles, car les circuits de la centrale passent notamment par l’Afrique du Sud. »
Il reconnaît toutefois que certaines fluctuations de prix pourraient intervenir en raison des coûts liés au transport maritime et aux tensions sur les marchés internationaux.
« Nous travaillons en amont pour maîtriser les coûts portuaires et logistiques afin d’anticiper toute hausse », a-t-il assuré.
Accélérer la mise en œuvre
Au terme de la rencontre, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité d’accélérer les procédures de recrutement et de lancer rapidement les premières commandes, afin d’éviter toute perturbation dans l’approvisionnement du marché national.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à réguler le marché, contenir l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des ménages gabonais, dans un contexte économique international marqué par de fortes incertitudes.



