Libreville, 13 Mars 2026 – chifre.info
tribunal de première instance de Libreville doit rendre sa décision le 16 mars dans l’affaire opposant le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) à la Haute Autorité de la Communication (HAC), à propos de la suspension des réseaux sociaux décrétée le mois dernier.
Lors de l’audience tenue jeudi à Libreville, les avocats de l’EPG ont dénoncé une mesure qu’ils jugent attentatoire aux libertés publiques et individuelles garanties aux citoyens. Le parti, dirigé par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, demande au tribunal de constater une « voie de fait » de l’autorité administrative et d’ordonner la levée de cette suspension.
La défense soutient que la décision de la HAC constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression et d’information.
De son côté, l’institution de régulation a soulevé plusieurs exceptions préliminaires. Les représentants de la HAC estiment que le tribunal saisi n’est pas compétent pour examiner ce recours, une position vivement contestée par les avocats du parti requérant, qui y voient de simples arguments procéduraux.
La Haute Autorité de la Communication avait annoncé le 17 février la suspension des réseaux sociaux pour une durée indéterminée. L’autorité expliquait alors vouloir lutter contre la propagation de contenus haineux, la diffamation, la désinformation et le cyberharcèlement, jugés susceptibles de menacer la cohésion sociale et la sécurité nationale.
Depuis l’annonce de cette mesure, plusieurs initiatives ont été engagées par les autorités pour encadrer davantage l’espace numérique. Des discussions sont notamment en cours avec les opérateurs de télécommunication, tandis qu’un forum consacré à la régulation des réseaux sociaux doit se tenir prochainement dans la capitale gabonaise.



