Paiement des bourses : 19,7 milliards FCFA débloqué

anbg gab
Libreville, 10 Avril 2026 – chifre.info

gouvernement gabonais a procédé au déblocage d’une enveloppe de 19,7 milliards de francs CFA destinée au paiement des bourses d’études. Une mesure attendue par de nombreux étudiants, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes liées aux retards de paiement.

Selon la Directrice Générale de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG), Paule Elisabeth Désirée Mboumba, ce décaissement permet de couvrir plusieurs catégories de bénéficiaires, avec des niveaux de prise en charge variables selon le lieu de formation.

Au Gabon, les étudiants inscrits dans les établissements publics perçoivent essentiellement une allocation mensuelle d’entretien. En revanche, ceux orientés vers des établissements privés bénéficient, en plus de cette allocation, d’une prise en charge des frais de scolarité.

À l’étranger, la situation est sensiblement différente. Les étudiants boursiers hors du territoire national font l’objet d’une prise en charge plus étendue. Celle-ci inclut l’allocation d’entretien, les frais de scolarité, la couverture médicale, ainsi que les frais de transport. Dans certains cas, des billets d’avion sont également pris en charge, notamment pour les stages académiques ou le retour au pays en fin de formation.

Ces écarts de traitement mettent en lumière le coût élevé des études à l’international pour l’État gabonais. Ils relancent également le débat sur l’équité du système de bourses et la répartition des ressources publiques entre étudiants formés localement et ceux envoyés à l’étranger.

Malgré ces disparités, les autorités maintiennent leur politique de soutien à la formation à l’international. Une orientation qui s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer les compétences nationales et à doter le pays de ressources humaines qualifiées.

Ce déblocage de fonds apparaît ainsi à la fois comme une réponse à une exigence sociale immédiate et comme l’illustration d’un choix politique en faveur de l’investissement dans le capital humain.

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