À Oyem, l’émotion est vive après le décès de deux fillettes âgées de 10 et 11 ans, toutes deux élèves à l’école primaire catholique Saint-Éloi. Le drame, survenu le jeudi 30 avril, soulève de sérieuses interrogations sur les conditions de sécurité sanitaire en milieu scolaire.
D’après des informations recueillies auprès d’une source interne à l’établissement, les deux enfants, inscrites en 2e année, auraient consommé des glaces achetées auprès d’une vendeuse ambulante durant la récréation du mercredi. Peu de temps après, elles auraient commencé à ressentir des douleurs abdominales.
Leur état de santé se serait rapidement détérioré après leur retour à domicile. Le délégué d’académie provinciale, Luc Constant Megne, confirme avoir été informé du décès des deux élèves le lendemain. Les premiers éléments évoquent une possible intoxication alimentaire, sans confirmation officielle à ce stade.
Encadrement sanitaire défaillant
Ce drame met en lumière les limites du contrôle des activités commerciales au sein des établissements scolaires. La présence de vendeurs ambulants, souvent peu encadrée, pose la question du respect des normes sanitaires.
Les autorités éducatives dénoncent un manque de collaboration de certains établissements, notamment sur l’identification des commerçants autorisés. Une situation qui complique les vérifications et les enquêtes en cas d’incident.
Une enquête pour établir les faits
Une procédure judiciaire a été ouverte afin de déterminer les causes exactes du décès. Des examens médico-légaux, notamment une autopsie et des analyses toxicologiques, sont attendus pour confirmer ou écarter la piste d’une intoxication.
En attendant les conclusions officielles, cette affaire relance le débat sur la sécurité des élèves et la responsabilité des acteurs scolaires face aux risques sanitaires.



