Libreville, 11 Mai 2026 – CHIFRE.INFO
L’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) a dévoilé les nouvelles mesures destinées à encadrer les producteurs artisanaux de denrées alimentaires au Gabon. Cette décision intervient après l’annonce de l’interdiction provisoire de la commercialisation de plusieurs produits artisanaux, notamment le lait caillé, les jus de bissap, les glaces et autres préparations locales.
À travers un communiqué officiel, l’AGASA précise les différentes étapes que devront suivre les opérateurs afin d’obtenir un agrément sanitaire indispensable pour exercer légalement leurs activités.
La première démarche consiste pour chaque producteur à s’enregistrer auprès du bureau de l’AGASA le plus proche de son lieu d’activité. L’agence met également à disposition le numéro 1411 pour fournir des informations et accompagner les artisans tout au long de la procédure. Un guide simplifié ainsi qu’un programme de formation seront remis aux opérateurs concernés.
Les producteurs devront ensuite disposer d’un local exclusivement réservé à la transformation alimentaire. Ce site devra répondre aux normes d’hygiène et de sécurité exigées par l’agence. Ils seront également tenus d’équiper leurs unités de production avec du matériel adapté à la fabrication, à la conservation et à la distribution des produits.
Par ailleurs, l’AGASA impose la mise en place de protocoles de fabrication détaillés. Les producteurs devront expliquer les méthodes de préparation, les ingrédients utilisés, les quantités appliquées ainsi que les conditions de conservation des aliments.
Une fois ces exigences respectées, un audit sanitaire sera réalisé par les services compétents de l’agence. Cette inspection permettra d’évaluer les conditions de production et d’identifier les éventuelles insuffisances à corriger avant toute autorisation officielle.
Des échantillons des produits finis seront également prélevés pour des analyses au laboratoire alimentaire de l’AGASA. Ces tests visent à garantir la qualité sanitaire des produits mis sur le marché.
Selon l’agence, la reprise ou le démarrage des activités dépendra exclusivement de l’obtention d’un agrément sanitaire officiel. L’AGASA souligne enfin que la durée du processus variera en fonction de la capacité de chaque opérateur à satisfaire l’ensemble des normes établies.



