CIMAF va créer 1 900 emplois grâce à l’extension de son usine

CIMAF chifre.info
Libreville, 22 Mai – 2026 – CHIFRE.INFO

Le secteur gabonais des matériaux de construction entre dans une phase de transformation majeure. Avec l’extension annoncée de CIMAF Gabon, filiale du groupe marocain Addoha, le Gabon affiche clairement son ambition de renforcer son tissu industriel et sa souveraineté économique.Bien plus qu’un simple projet industriel, cette expansion apparaît comme un levier stratégique pour l’emploi, la formation et la transformation locale. À travers cette initiative, le pays confirme sa volonté de construire une économie plus résiliente, inclusive et davantage ancrée dans ses propres capacités productives.

1 900 emplois directs annoncés

Les projections présentées aux autorités gabonaises traduisent l’ampleur du projet. La phase de construction devrait générer environ 1 400 emplois directs. À cela s’ajouteront 500 postes permanents dès le démarrage de l’exploitation.

Au total, ce sont donc 1 900 emplois directs qui seront créés. Une dynamique qui place la jeunesse gabonaise au cœur de la stratégie industrielle nationale. Le projet prévoit également le développement de compétences techniques locales grâce à des formations spécialisées adaptées aux besoins de l’industrie moderne.

Cette montée en compétence devrait accompagner durablement la modernisation du tissu productif national.

Une réponse à la forte demande en ciment

L’extension de CIMAF intervient dans un contexte marqué par l’accélération des projets d’infrastructures au Gabon. Routes, logements, ouvrages publics : la demande nationale en matériaux de construction, notamment en ciment, connaît une hausse constante.

Cette nouvelle capacité de production permettra ainsi de réduire la dépendance aux importations, de sécuriser l’approvisionnement du marché local et de contribuer à une meilleure stabilité des prix.

Pour les autorités, il s’agit également de soutenir efficacement les grands chantiers publics et privés tout en consolidant l’ancrage territorial de la filière cimentière gabonaise.

Vers un actionnariat plus ouvert

Autre signal fort issu des échanges entre les responsables de CIMAF et les autorités gabonaises : la possibilité d’un élargissement de l’actionnariat de la filiale gabonaise.

Cette orientation traduit une volonté politique affirmée de renforcer la participation nationale dans les secteurs jugés stratégiques. L’objectif est clair : faire évoluer les partenariats industriels vers des modèles de cogestion et de partage de valeur plus équilibrés.

À terme, cette approche pourrait permettre au Gabon de mieux capter les retombées économiques, fiscales et sociales générées par l’industrie locale tout en renforçant la transparence dans la gouvernance des grandes entreprises.

Un signal positif pour l’économie gabonaise

À travers cette expansion, le Gabon envoie également un message fort aux investisseurs. Le projet de CIMAF apparaît comme un marqueur de confiance dans les perspectives économiques du pays et dans sa capacité à accompagner des investissements industriels d’envergure.

Au-delà de l’usine elle-même, cette initiative symbolise une accélération de la transition économique engagée par le pays : produire localement, créer davantage d’emplois et renforcer l’indépendance industrielle nationale.

Pierre après pierre, le Gabon poursuit ainsi la construction d’une économie plus solide, plus compétitive et tournée vers la valorisation de ses ressources nationales.

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