Assemblée nationale deux reformes présentées par les ministres chifre.info

Au Palais Léon Mba, les ministres de l’Économie, des Finances et de la Défense nationale étaient face aux députés de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale. Au menu des échanges : la modernisation du statut des Douanes et la création d’un atelier national de confection des uniformes des Forces de défense et de sécurité.

Deux textes à forte portée stratégique étaient examinés par les parlementaires. Le premier concerne la réforme du cadre juridique applicable aux agents des Douanes. Le second prévoit la mise en place d’une structure nationale dédiée à la production des tenues militaires.

Défendu par Thierry Minko, ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0009/PR/2025 du 30 décembre 2025 entend doter le corps des Douanes d’un statut spécifique.

Une évolution attendue pour cette administration aux missions particulières, notamment dans la sécurisation du territoire, la lutte contre la fraude et l’application de la politique douanière nationale.

Désormais, le corps paramilitaire des Douanes devrait être organisé autour d’une hiérarchie structurée en six catégories, allant des brigadiers aux inspecteurs généraux. La réforme prévoit également une clarification des règles de recrutement, de progression de carrière et de gestion des personnels.

Pour le gouvernement, cette nouvelle organisation doit permettre une meilleure protection sociale des agents et un alignement du régime indemnitaire sur celui des Forces de défense et de sécurité.

Autre chantier présenté aux députés : la création de l’Atelier de confection des uniformes des Forces de défense et de sécurité.

Porté par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, ce projet répond à un objectif : réduire la dépendance du pays aux fournisseurs extérieurs et renforcer l’autonomie logistique nationale.

La hausse des effectifs des Forces de défense et de sécurité a entraîné une augmentation importante des besoins en équipements. Une situation qui, selon le membre du gouvernement, impose aujourd’hui une nouvelle stratégie.

« L’autonomie logistique » devient ainsi un axe majeur de cette réforme, avec la volonté de développer une capacité nationale de production des uniformes militaires.

Mais les députés ont également exprimé des attentes sur la qualité et la gestion de cette future structure.

L’honorable Ntoutoume Ayi a notamment demandé des garanties sur les capacités techniques de l’atelier à fournir des équipements répondant aux standards exigés.

De son côté, Jean François Ndongou a appelé à une vigilance particulière sur la gouvernance financière, afin que cette autonomie de gestion ne génère pas de charges supplémentaires excessives pour l’État.

En réponse, la ministre de la Défense nationale a assuré que l’atelier constituera un service commun d’appui destiné à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité sur le territoire national.

Une initiative présentée comme une solution durable pour améliorer la disponibilité des équipements, maîtriser les coûts et renforcer la souveraineté industrielle du Gabon.

À l’issue des travaux, les deux textes ont été transmis en commission ad hoc pour approfondissement, avant leur prochaine étape dans le processus législatif.

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