Adrien Nguema Mba lance une nouvelle loi en préparation pour encadrer les organisations religieuses

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Libreville. 22 juilt 2026 – chifre.info

Le gouvernement gabonais a engagé une vaste réforme du cadre juridique des organisations religieuses. À l’initiative du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, une série de consultations a été lancée le 21 juillet afin de préparer un avant-projet de loi destiné à mieux encadrer le fonctionnement des communautés religieuses sur l’ensemble du territoire.

Cette première rencontre a réuni les responsables des confessions religieuses, les représentants des fédérations et confédérations, les dirigeants d’églises indépendantes, les associations à caractère culturel ainsi que les chefs traditionnels légalement reconnus. L’objectif est de recueillir leurs propositions avant la rédaction du futur texte.

Cette réforme intervient dans un contexte marqué par la prolifération de lieux de culte non déclarés et par des dérives dénoncées par les autorités. Le gouvernement affirme vouloir renforcer le contrôle administratif et juridique du secteur, tout en garantissant la liberté de conscience et de culte consacrée par la Constitution. « Face à de telles dérives qui menacent l’ordre public, la dignité de la personne humaine et la sécurité de nos compatriotes, l’État ne peut ni ne doit demeurer spectateur », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba.

Le futur projet de loi poursuivra trois principaux objectifs : protéger les fidèles contre les abus, assainir le paysage cultuel et renforcer la transparence dans la gestion des organisations religieuses. Le ministre a toutefois insisté sur le fait que cette réforme ne constitue pas une remise en cause de la liberté religieuse, mais vise plutôt à responsabiliser les différents acteurs du secteur.

De leur côté, plusieurs responsables religieux se disent favorables à une modernisation du cadre légal, tout en appelant à un texte spécifique aux communautés religieuses, distinct du régime général des associations. Ils souhaitent également que la loi tienne compte des réalités propres aux confessions modernes et aux pratiques traditionnelles.

« Il est essentiel que l’État mette en place un cadre clair permettant de distinguer les différentes formes d’organisations religieuses », a estimé François Mabende, membre de la Coordination des associations des rites et traditions du Gabon.

Pour Alphonse Nguimba, président du Centre d’adoration Hermon, cette réforme représente une avancée importante. Selon lui, la future loi permettra à la fois de protéger les responsables religieux exerçant dans le respect des règles et les fidèles qui fréquentent les lieux de culte.

Avant son adoption, le projet de loi fera l’objet de nouvelles consultations avec l’ensemble des acteurs du paysage religieux et traditionnel. Le gouvernement entend ainsi élaborer un texte consensuel, conciliant liberté de culte, responsabilité des dirigeants religieux et préservation de l’ordre public.

À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de doter le Gabon d’un cadre juridique modernisé, capable de garantir une gouvernance plus transparente des organisations religieuses tout en protégeant les droits et les libertés fondamentales des citoyens.

source Gabon 24

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