L’enquête sur le décès de Guillane Alicia Matamba connaît un tournant majeur. Le jeudi 23 juillet, le commandant de police Cédric Sosthène Essone, ancien chef d’antenne de l’Office central de lutte antidrogue (OCAD) de la Nyanga, a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Tchibanga. Il est visé par une information judiciaire ouverte pour des faits présumés d’assassinat.
La décision a été prise par le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tchibanga, à la suite des réquisitions du parquet. Dans un communiqué, le procureur de la République, Guychard Ndong Mebale, précise qu’une information judiciaire a été ouverte conformément à l’article 223-1 du Code pénal.
Les investigations menées depuis la découverte du corps de Guillane Alicia Matamba, le 16 juillet à son domicile, ont progressivement orienté les soupçons vers l’officier de police. Selon le parquet, plusieurs éléments de l’enquête, appuyés par les conclusions de l’autopsie, ont conduit à cette décision.
Le rapport du médecin légiste conclut à un traumatisme crânien accompagné d’une hémorragie cérébrale, écartant ainsi l’hypothèse d’un décès d’origine naturelle. Les résultats de l’enquête technique de la police judiciaire ainsi que le procès-verbal de renseignement établi par l’antenne de la Direction générale des recherches (DGR) figurent également parmi les pièces du dossier.
Après avoir été placé en garde à vue, Cédric Sosthène Essone a été présenté au magistrat instructeur, qui a ordonné son incarcération en attendant la poursuite des investigations.
Le parquet a par ailleurs tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant qu’aucune pression ni intimidation n’a été exercée sur la famille de la victime, laquelle continue de collaborer avec les enquêteurs dans le cadre de la manifestation de la vérité.
L’instruction se poursuit désormais sous l’autorité du juge d’instruction, dans le respect du secret de l’enquête. Cette phase devra permettre d’établir les circonstances exactes du décès, de confronter les différentes versions des faits et de déterminer les responsabilités éventuelles.
Pour la famille de Guillane Alicia Matamba, cette mise en détention provisoire constitue une première avancée dans la recherche de la vérité. Une affaire particulièrement sensible qui continuera d’être suivie de près par l’opinion publique et dont les développements pourraient marquer un tournant important dans le traitement judiciaire de ce dossier.



