Arrestations de leaders syndicaux : l’EPG dénonce exige leur libération

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Libreville, 21 janvier 2026 – Chiffre.info

Le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG), dirigé par l’ancien Premier ministre Alain Claude Bilie-By-Nze, a vivement condamné, ce mardi 20 janvier 2026, les arrestations de Simon Ndong Edzo et Marcel Libama, deux figures du mouvement syndical gabonais. Dans un communiqué officiel, la formation politique dénonce des interpellations qu’elle juge injustifiées, estimant qu’elles portent gravement atteinte aux libertés fondamentales et menacent le climat social du pays.

Une série d’arrestations jugée préoccupante

L’EPG affirme avoir accueilli ces arrestations avec une vive préoccupation, rappelant qu’elles surviennent après celles du journaliste Roland Olouba Oyabi et de Fernand Bob Mengome. Pour le parti d’opposition, cette succession d’interpellations constitue « la preuve manifeste d’une dérive autoritaire » susceptible de fragiliser l’État de droit au Gabon.

Atteinte à la liberté syndicale et aux engagements internationaux

Dans son communiqué, l’EPG rappelle que la Constitution gabonaise garantit la liberté syndicale, la liberté d’expression et la liberté de la presse. Le parti souligne également que les engagements internationaux du Gabon, notamment auprès de l’Organisation internationale du Travail (OIT), protègent le droit des citoyens à s’organiser et à défendre des revendications sociales sans crainte de répression.

Bilie-By-Nze met en garde contre une dérive juridique

Alain Claude Bilie-By-Nze a tenu à préciser que « le statut de retraité ne constitue en aucune manière une extinction de la citoyenneté ou des libertés publiques ». Selon lui, « le soutien moral, intellectuel ou discursif à un mouvement social relève de l’exercice normal des libertés syndicales et citoyennes ». Il a ainsi mis en garde contre toute tentative d’assimiler ces soutiens à des troubles à l’ordre public, une dérive qu’il juge dangereuse pour la démocratie.

Un climat social déjà fragilisé

Le communiqué souligne par ailleurs la fragilité croissante de la population, confrontée à une conjoncture économique difficile, marquée par la hausse du coût de la vie et l’essoufflement du dialogue social. « Dans un tel contexte, répondre aux revendications par la peur et l’intimidation aggrave la crise au lieu de la résoudre », a insisté l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

Appel à la fin de la répression

L’EPG appelle enfin les autorités à mettre un terme à une gestion des conflits sociaux fondée sur la répression et les arrestations arbitraires. « La Terreur n’a pas sa place au Gabon », martèle le parti, qui exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et le strict respect des libertés publiques.

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