Discours de Macron au Gabon : La France réaffirme son engagement et annonce 60 millions d’euros pour les forêts.

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En visite officielle à Libreville le 23 novembre 2025, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé la volonté de la France d’accompagner le Gabon dans sa nouvelle phase politique et économique. Devant les autorités gabonaises, il a salué les efforts engagés dans la période post-transition et appelé à un partenariat renouvelé entre les deux pays.

Macron a assuré que la France resterait un « partenaire respectueux »,

engagé aux côtés du Gabon : « Après ces deux ans de transition démocratique, vous allez ouvrir cette page du nouveau Gabon avec volontarisme, vision et responsabilité. La France sera là, à sa juste place, celle d’un ami qui veut vous aider à réussir. »

60 millions d’euros pour la gestion durable des forêts. Point central de son intervention : l’annonce d’un financement de 60 millions d’euros, correspondant aux revenus de l’accord de conversion de dette. Cette somme sera intégralement consacrée à la gestion durable des écosystèmes forestiers et au développement de la filière bois-forêt, un secteur stratégique pour un pays dont plus de 80 % du territoire est couvert de forêts.

Macron a présenté cette mesure comme un signal concret en faveur de l’économie verte et de la lutte contre le changement climatique. Fin du modèle extractif : un appel à repenser les relations économiques. Le chef de l’État français a également appuyé la position des autorités gabonaises sur la nécessité pour l’Afrique de rompre avec les modèles économiques basés exclusivement sur l’extraction des ressources naturelles.

« L’Afrique ne peut plus être un continent de simple extraction des ressources. Nous devons construire de nouveaux modèles », a-t-il déclaré, soutenant l’appel de Libreville à plus de valeur ajoutée locale.

Un partenariat annoncé comme “rééquilibré”. Au-delà des annonces financières, Macron a insisté sur la volonté de Paris de s’inscrire dans un partenariat « plus équilibré », marquant une rupture avec les approches perçues comme paternalistes du passé.
Il a assuré que la France entend « accompagner, mais ne pas imposer », tout en soutenant la diversification économique et les ambitions environnementales du Gabon.

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