Élection Fégafoot: sans suspens Mounguengui seul candidat

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Libreville, 29 Mars 2026 – chifre.info

L’approche du scrutin du 18 avril, un constat s’impose : Pierre-Alain Mounguengui est une nouvelle fois le seul candidat à la présidence de la Fédération gabonaise de football. Une situation qui interroge, dans un contexte de critiques récurrentes sur la gestion du football gabonais.

Une candidature unique qui questionne

Ce scénario n’est pas inédit. Depuis plusieurs cycles électoraux, le président sortant se retrouve sans adversaire déclaré. Officiellement, le processus respecte les règles en vigueur. Mais dans les faits, l’absence de concurrence nourrit les soupçons d’un système verrouillé.Plusieurs observateurs évoquent des conditions de candidature jugées contraignantes, voire dissuasives. D’autres pointent du doigt l’influence du président en place sur les structures votantes ligues régionales et clubs qui composent le corps électoral.

Des critiques persistantes sur la gouvernance

Cette nouvelle élection intervient dans un climat tendu. La gestion de la FEGAFOOT est régulièrement critiquée : organisation chaotique des compétitions locales, tensions avec les acteurs du football, et manque de visibilité dans la stratégie de développement.

Sur le plan sportif, les résultats en dents de scie de la sélection nationale alimentent également le débat. Pour une partie de l’opinion, ces difficultés reflètent des failles structurelles plus profondes.

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La question sensible des mandats

Autre point de controverse : la longévité de Pierre-Alain Mounguengui à la tête de la fédération. Certains estiment qu’il aurait dépassé la limite de mandats initialement prévue.

Toutefois, comme dans d’autres fédérations africaines, des réformes statutaires ou des interprétations juridiques peuvent modifier les règles du jeu en cours de route. La FIFA, garante des statuts des fédérations, est parfois accusée de privilégier la stabilité institutionnelle au détriment de l’alternance.

Entre stabilité et verrouillage

Pour ses soutiens, cette continuité garantit une certaine stabilité dans un environnement sportif souvent fragile. Mais pour ses détracteurs, elle traduit surtout une absence de renouvellement et un déficit démocratique.

Au-delà des personnes, cette situation met en lumière les limites de gouvernance au sein du football gabonais : manque de transparence, faibles contre-pouvoirs, et dépendance des acteurs locaux vis-à-vis de l’instance dirigeante.

Une élection jouée d’avance ?

Sauf surprise, le scrutin du 18 avril devrait donc reconduire le président sortant. Mais au Gabon, la question dépasse désormais le simple cadre électoral : elle touche à la crédibilité même des institutions sportives et à leur capacité à se réformer.

Dans un pays où le football reste un vecteur majeur de cohésion et de fierté nationale, l’attente d’un changement réel, elle, continue de grandir.

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