L’auditorium de l’Institut de formation des enseignants techniques et professionnels (IFETP, ex-ENSET) a servi de cadre, ce mercredi 28 janvier 2026, à une cérémonie hautement symbolique pour le système éducatif gabonais. Présidée par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, la rencontre a consacré la remise officielle de certificats à 1 810 enseignants jusque-là désignés sous l’appellation de « bénévoles ».

Ces parchemins viennent sanctionner l’aboutissement d’un parcours de formation rigoureux et marquent surtout une reconnaissance institutionnelle longtemps attendue par ces acteurs de première ligne du système éducatif. Pour nombre d’entre eux, cette cérémonie consacre le passage d’un statut précaire à une perspective d’intégration professionnelle durable.

Au-delà de sa portée symbolique, cette avancée revêt plusieurs enjeux structurants. Elle participe à la valorisation du métier d’enseignant, en reconnaissant formellement les compétences et l’engagement de ces hommes et femmes au service de l’éducation. Elle contribue également à la lutte contre le chômage, en ouvrant la voie à l’employabilité de milliers de citoyens, tout en réduisant le déficit criant en personnel enseignant dans les établissements publics. Enfin, elle restaure la dignité professionnelle de ces éducateurs, désormais mieux armés pour envisager un avenir stable.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de l’éducation un levier central du développement économique et social du pays. En investissant dans la formation et la reconnaissance de ses enseignants, le Gabon pose les bases d’un capital humain renforcé, condition essentielle à la construction d’un avenir durable.



