Libreville, 5 Mars 2026 – chifre.info
Gabon, la nomination du futur sélectionneur des Panthères du Gabon reste entourée d’incertitudes. Alors que la procédure de recrutement semblait arrivée à son terme, un imbroglio entre la fédération et le ministère des Sports retarde toujours l’annonce officielle du nouveau patron du banc national.
Le 25 février dernier, la commission chargée du recrutement du sélectionneur a remis son rapport au Comité exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Sur 605 candidatures examinées, trois entraîneurs ont été retenus pour la phase finale du processus.
Il s’agit de Anthony Da Silva, ancien adjoint de la sélection camerounaise, de Landry Chauvin, technicien français reconnu pour son travail dans la formation, et de Luis Boa Morte, ancien international portugais passé par la tête de la sélection de Guinée-Bissau.
Une décision qui tarde à être annoncée
Après réception du rapport, la Fégafoot a transmis la short-list au ministre des Sports pour validation finale, conformément aux usages. Mais depuis, aucune décision officielle n’a été rendue publique.
Le président de la fédération, Pierre-Alain Mounguengui, explique que la procédure suit son cours et que l’État reste décisionnaire.Selon lui, le dossier a été transmis au ministère depuis le 25 février, rappelant que le sélectionneur est juridiquement employé par l’État, avant d’être mis à disposition de la fédération.
Des déclarations qui interrogent
De son côté, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, affirme attendre une rencontre avec le président de la fédération afin de finaliser le dossier. Il évoque également la nécessité de mettre en place une direction technique et un staff technique, avant même la nomination du sélectionneur.
Une position qui suscite incompréhension chez certains observateurs du football gabonais. Dans la plupart des sélections nationales, c’est en effet le sélectionneur qui constitue lui-même son staff technique.
Dans ce contexte, la nomination du nouveau sélectionneur des Panthères reste suspendue à un arbitrage entre les autorités sportives et la fédération.
Un flou persistant
À l’approche des prochaines échéances internationales, ce retard alimente les interrogations sur la préparation de la sélection nationale et sur la gouvernance du football gabonais.Pour l’heure, la balle semble désormais dans le camp des autorités sportives, en attendant l’annonce officielle du futur sélectionneur



