Gabon : l’État et Olam lancent le recrutement de 1 500 récolteurs.

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Libreville, 8 Février 2026 – Chifre.info

Au Gabon, les autorités ont lancé un vaste programme de recrutement de 1 500 récolteurs sur l’ensemble du territoire national. L’initiative, portée par les ministères en charge de l’Agriculture, du Travail et du Commerce, est menée en partenariat avec le groupe Olam Gabon et le Programme national de promotion de l’emploi (PNPE).

Objectif affiché : créer des emplois durables, renforcer l’inclusion sociale et redonner de l’attractivité aux métiers agricoles. Le recrutement se fera de manière progressive et sera précédé d’une phase de formation, avant l’intégration des bénéficiaires sur les différents sites de production d’Olam Gabon.

Le programme cible en priorité les jeunes sans qualification diplômante, souvent confrontés à des difficultés d’accès au marché du travail formel. Il prévoit des contrats encadrés, conformes aux normes du travail décent, incluant une couverture sociale et un revenu stable.

Le PNPE joue un rôle central dans la mise en œuvre opérationnelle du dispositif. L’organisme public est chargé de la coordination du processus, depuis l’identification des candidats jusqu’à leur insertion professionnelle, en lien avec les services de l’État et les équipes d’Olam Gabon.

« Les candidats bénéficieront d’un minimum d’un an d’emploi formel et sécurisé, avec une couverture sociale CNSS et CNAMGS, un revenu stable et l’ouverture d’un compte bancaire », a précisé Christophe Eyi, directeur général d’Olam Palm Gabon.

Pour la ministre du Travail, Jacqueline Ilogue Epse Bignoumba, ce programme traduit une volonté politique claire. « En ciblant 1 500 jeunes, prioritairement sans qualification diplômante, nous faisons le choix de l’inclusion sociale », a-t-elle souligné.

Du côté du ministère de l’Agriculture, Pacome Kossi évoque un double enjeu : « réduire le chômage des jeunes et redonner toute sa valeur aux métiers agricoles, longtemps marginalisés ».

Au-delà de la création d’emplois, les autorités entendent ainsi changer le regard porté sur le travail de la terre, en garantissant des conditions professionnelles dignes et structurées. Un partenariat présenté comme gagnant-gagnant, à la fois pour la jeunesse gabonaise et pour le développement du secteur agricole, considéré comme l’un des piliers de la diversification économique du pays.

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