Libreville, 25 Février 2026 – Chifre.info
Le secteur de l’éducation au Gabon traverse une nouvelle zone de turbulences. Alors que les enseignants grévistes regroupés au sein de la plateforme SOS Éducation espéraient un geste concret du gouvernement pour décrisper la situation, l’exécutif revoit son calendrier et ravive les tensions.
Initialement, les autorités s’étaient engagées à régulariser, dès février 2026, la situation administrative et salariale de 148 enseignants sortants école, avant de traiter 20 dossiers supplémentaires en mars. Un chronogramme présenté comme une étape décisive vers la sortie de crise et la reprise normale des cours.

Mais invitée sur les antennes de Gabon 1ère, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a annoncé un réaménagement du calendrier. En cause, selon elle : des « soucis techniques » et un délai de traitement insuffisant. Résultat, seuls 20 enseignants seront mis en solde en février, les 148 autres devant l’être en mars.
Un revirement qui fragilise davantage la confiance entre les pouvoirs publics et une communauté éducative déjà éprouvée par plusieurs semaines de mobilisation. De nombreux enseignants avaient consenti à reprendre les cours, misant sur la concrétisation rapide des engagements gouvernementaux.
Cette nouvelle échéance sera-t-elle suffisante pour apaiser les tensions ? À Libreville comme dans l’intérieur du pays, l’exécutif joue désormais sa crédibilité sur le respect de ce nouveau calendrier.



