Libreville, 31 janvier 2026 – Chifre.info
Réunis en assemblée générale le samedi 31 janvier, les membres du syndicat SOS Éducation ont décidé, à l’unanimité, de poursuivre leur mouvement de grève sur l’ensemble du territoire. Un choix assumé, porté par un mot d’ordre clair : « zéro distraction ».
Pour les responsables syndicaux, la suspension du mouvement ne peut intervenir sans réponses tangibles aux revendications formulées depuis plusieurs semaines. Ils estiment notamment que le paiement des salaires ne saurait être présenté comme une faveur de l’État, mais constitue une obligation légale et morale envers les travailleurs du secteur éducatif.

Au cœur des revendications figurent la revalorisation salariale des enseignants, le paiement des per diem, ainsi que la mise en œuvre effective des engagements pris par les autorités .
« Mettre un terme à la grève sans avancées concrètes reviendrait à renier les raisons mêmes de notre mobilisation », fait savoir le syndicat.
Dans cette logique, SOS Éducation affirme que la reprise des cours n’est pas à l’ordre du jour, en dépit de quelques initiatives isolées observées chez certains membres. Ces velléités de reprise, bien que marginales, laissent transparaître des tensions internes et soulèvent la question de la capacité du mouvement à préserver son unité dans la durée.
Alors que le bras de fer se prolonge entre le gouvernement et les enseignants, l’issue de la crise dépendra largement de la traduction des promesses officielles en mesures concrètes. D’ici là, SOS Éducation assure rester mobilisé, déterminé à maintenir la pression jusqu’à satisfaction de ses revendications.



