Le président met fin au contrat de Jean Charles solon

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Libreville, 15 Mars 2026 – chifre.info

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé de confier la direction du système stratégique d’interception des communications de la présidence à un responsable gabonais, mettant ainsi un terme à plus d’une décennie de gestion assurée par l’expert français Jean-Charles Solon.

Selon des informations révélées par Africa Intelligence le 13 mars 2026, l’expert français, qui dirigeait depuis treize ans le dispositif d’écoute téléphonique et d’interception des communications électroniques du palais présidentiel, a été reçu le 10 mars à Libreville par le chef de l’État afin d’être informé de la fin de sa mission. Cette décision intervient dans le cadre d’une réorganisation du dispositif sécuritaire au sommet de l’État.

Pour lui succéder, le président de la République a porté son choix sur le général Bernard Gnamankala. Officier supérieur de police et figure reconnue de l’appareil sécuritaire gabonais, il occupait jusqu’à récemment les fonctions de directeur général de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), principal service de renseignement intérieur du pays.

Nommé à la tête de cette structure stratégique en août 2020, le général Gnamankala s’est illustré au fil des années au cœur des services de renseignement. Avant cette responsabilité, il avait notamment exercé comme secrétaire permanent adjoint du Conseil national de sécurité, confirmant un parcours étroitement lié aux questions de sécurité et de renseignement.

Le nouveau responsable du dispositif d’interception bénéficie également d’une formation internationale, notamment à la FBI National Academy aux États-Unis, ainsi que de formations spécialisées auprès de la Direction générale de la sécurité intérieure en France.

Cette nomination marque une évolution notable dans la gestion de cette infrastructure technologique sensible. Pendant de nombreuses années, cette structure avait été dirigée par des experts français issus notamment de la Direction générale de la sécurité extérieure, dans le cadre de la coopération sécuritaire entre Libreville et Paris.

En confiant la direction de ce dispositif stratégique à un haut responsable gabonais, les autorités de la 5ᵉ République entendent renforcer la souveraineté nationale dans la gestion des outils de renseignement, tout en maintenant la coopération avec les partenaires internationaux du Gabon.

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