Mouilla : une dépouille égaré par Casep-ga et retrouvée dans Nyanga

Ville de la Nyanga chifre.info
Libreville, 13 Avril 2026 – chifre.info

Nyanga : une dépouille retrouvée à des centaines de kilomètres, la famille crie à la négligence. Une situation pour le moins surréaliste secoue la province de la Nyanga. La famille de Thérèse Nombi Madibila est plongée dans l’incompréhension après la disparition, puis la localisation inattendue, du corps de leur proche décédée.

Selon des informations rapportées par l’Agence Gabonaise de Presse, la dépouille de la septuagénaire, initialement admise dans une maison de pompes funèbres à Mouila, a été retrouvée dans un village situé à proximité de Moabi. Une erreur qui aurait conduit à sa remise à une autre famille.

L’affaire éclate lorsque les proches, venus organiser les obsèques, constatent l’absence du corps pourtant enregistré depuis le 26 mars. Après plusieurs heures de recherches et de vérifications, la dépouille est finalement localisée dans le département de la Douigny, confirmant une confusion grave dans la gestion des corps.
Sur place, la consternation est totale. « C’est une situation inacceptable. Nous avions pris toutes les dispositions pour des obsèques dignes », déplore un membre de la famille, encore sous le choc.

Entre colère et désarroi, les proches dénoncent un manque de professionnalisme flagrant.
Ce nouvel incident remet sur la table la question de la fiabilité des services funéraires au Gabon. D’autant plus que des cas similaires avaient déjà été signalés par le passé, notamment en 2021.
Face à ce qu’elle qualifie de négligence grave, la famille Madibila n’exclut pas de saisir la justice.

Elle a d’ores et déjà engagé des démarches pour obtenir un permis d’exhumation, dans l’optique de récupérer la dépouille et organiser les funérailles conformément aux traditions.

Du côté des responsables de la morgue, une descente est annoncée ce lundi dans la Nyanga. Objectif : situer les responsabilités et tenter d’apporter des réponses à une famille doublement éprouvée.

Une affaire qui relance le débat sur la gestion des structures funéraires dans le pays, et qui interpelle sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle dans un secteur aussi sensible.

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