Personnes vivant avec un handicap : ça ne change pas

poster 2025 12 17 092325

Libreville, le 17 décembre 2025 | Temps de lecture 1 min

Malgré les promesses des autorités de redonner de meilleures conditions de vie aux Gabonais, l’État continue de verser aux personnes vivant avec un handicap une allocation de 75 000 FCFA par an. Ce montant, très faible, montre le décalage entre les discours officiels et la réalité quotidienne des populations concernées.

Beaucoup d’attentes, peu de changements

Après le Dialogue national inclusif, de nombreuses personnes espéraient une amélioration réelle de l’aide sociale. Mais pour les personnes vivant avec un handicap, rien n’a changé. Le gouvernement maintient une allocation de 6 250 FCFA par mois, une somme qui ne permet pas de faire face aux besoins de base.

Une aide trop faible pour vivre dignementL’État présente cette allocation comme un soutien pour aider les personnes handicapées à mieux vivre. En réalité, ce montant ne couvre ni les soins de santé, ni les déplacements, ni même l’alimentation. Avec la vie de plus en plus chère, cette aide ne permet pas de soulager les difficultés quotidiennes. Elle reste largement insuffisante.

Un grand écart avec le salaire minimum

Le salaire minimum au Gabon est fixé à 80 000 FCFA par mois. En comparaison, l’allocation mensuelle des personnes vivant avec un handicap représente moins de 10 % de ce montant. Cette différence choque de nombreux citoyens et donne l’impression que ces personnes sont laissées de côté.

Des promesses qui tardent à se concrétiser

Le Chef de l’État a pourtant affirmé vouloir redonner leur dignité aux Gabonais. Mais maintenir une aide aussi faible va à l’encontre de ces paroles. Lors du Dialogue national inclusif, les autorités avaient évoqué une augmentation de l’allocation à 150 000 FCFA par trimestre. Jusqu’à présent, cette promesse reste sans suite.

Les personnes handicapées demandent des actes

Aujourd’hui, les personnes vivant avec un handicap ne demandent pas des discours, mais des décisions concrètes. Elles veulent une aide adaptée à leurs réalités, qui leur permette de vivre avec dignité. À ce stade, la responsabilité des autorités est clairement engagée.

Par Noeline Joyce

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *