En quatre mois : Guichet unique pour 50.000 titres fonciers

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Réuni le 26 février 2026 sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création d’un Guichet unique de la propriété foncière. Porté par le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, le texte marque l’entrée dans la phase opérationnelle d’une réforme présentée comme structurante pour l’économie gabonaise.

Une réforme pour simplifier l’accès au titre foncier

Objectif affiché : mettre fin au « parcours du combattant » administratif longtemps dénoncé par les usagers. Le Guichet unique regroupera, en un même lieu, l’ensemble des administrations impliquées dans la délivrance des titres fonciers : services techniques de l’Agence nationale de l’Urbanisme, des Travaux topographiques et du Cadastre (ANUTTC), Direction générale des Impôts (DGI), Conservation de la propriété foncière et des hypothèques, juridictions compétentes et Trésor public.

Selon l’exécutif, cette centralisation doit permettre de réduire les délais de traitement, de limiter les lourdeurs bureaucratiques et d’assurer une meilleure transparence dans la perception des frais et taxes.50 000 titres en quatre mois : un pari ambitieuxLa mesure s’inscrit dans une démarche de régularisation foncière de masse. Le gouvernement fixe un objectif chiffré : délivrer 50 000 titres fonciers en l’espace de quatre mois. Un calendrier serré, qui suppose une coordination administrative sans faille et une montée en puissance rapide des capacités techniques.

Dans un pays où l’insécurité juridique sur la propriété reste un frein à l’investissement et à l’accès au crédit, la sécurisation foncière est perçue comme un levier stratégique. Pour les ménages, l’obtention d’un titre opposable constitue également un atout majeur en matière de stabilité patrimoniale.

Un test pour la crédibilité des réformes

Si chaque administration conservera ses prérogatives et son pouvoir de signature, le Guichet unique devra prouver son efficacité sur le terrain. Digitalisation des procédures, lutte contre les pratiques informelles et capacité logistique seront déterminantes.

Au-delà de l’annonce politique, la réussite de cette réforme foncière pourrait renforcer la confiance des investisseurs et soutenir la dynamique de modernisation de l’État. À défaut, l’objectif des 50 000 titres en quatre mois pourrait se heurter aux réalités administratives.

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