Libreville, 20 janvier 2026 -Chifre.info
déclaration n’a pas tardé à susciter interrogations et incompréhensions. Interrogée par TV5 Monde, la porte-parole adjointe de la Présidence de la République, Mélodie Sambat, a assuré que la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ne concernait que les plateformes du groupe Meta, à savoir Facebook, Instagram et WhatsApp. Elle a précisé qu’il ne s’agissait « ni d’une coupure d’internet, ni d’une suspension généralisée de toutes les plateformes numériques au Gabon ».
Une réalité différente à LibrevilleSur le terrain, notamment à Libreville, le constat dressé par de nombreux usagers semble pourtant contredire cette version officielle. Influenceurs, créateurs de contenus et simples citoyens affirment rencontrer des difficultés d’accès non seulement aux plateformes de Meta, mais également à YouTube et TikTok.
Plusieurs témoignages recueillis font état d’un accès devenu impossible sans recours à un VPN. « Nous n’avons ni YouTube, ni TikTok », soutiennent certains internautes, smartphones à l’appui, évoquant des perturbations persistantes sur ces plateformes pourtant non citées dans la communication officielle.Une communication fragilisée
Ce décalage entre la parole publique et l’expérience vécue alimente l’incompréhension. Pour nombre d’acteurs du numérique, la distinction opérée par les autorités entre les plateformes du groupe Meta et les autres réseaux sociaux apparaît théorique, au regard des restrictions effectivement observées.
Dans ce contexte, une interrogation demeure : s’agit-il d’une difficulté technique dans l’application de la décision de la HAC ayant entraîné un blocage plus large que prévu, ou d’une communication incomplète sur l’étendue réelle des restrictions ?
En attendant d’éventuelles clarifications officielles, la situation continue d’alimenter le débat sur la transparence et la gestion de l’espace numérique au Gabon.



