La justice refuse la remise en liberté de Bilie-By-Nze

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Libreville, 15 Mai 2026 – CHIFRE.INFO
justice rejette la demande de liberté provisoire

Alain-Claude Bilie-By-Nze reste derrière les barreaux. La chambre d’accusation a décidé, ce vendredi 15 mai 2026, de rejeter la demande de liberté provisoire introduite par les avocats de l’ancien chef du gouvernement gabonais, poursuivi dans une affaire d’escroquerie présumée liée à des faits remontant à 2008.

Cette décision intervient trois jours après l’audience du 12 mai consacrée à l’examen des recours déposés par la défense contre le mandat de dépôt et contre le refus initial de remise en liberté. Après délibération, la juridiction a finalement confirmé le maintien en détention de l’ancien Premier ministre.

La défense dénonce des irrégularités

Les conseils de Alain-Claude Bilie-By-Nze, parmi lesquels Me Gisèle Eyue Bekale, Me Jean-Paul Moubembe, Me Sarah Ognyane et Me Karelle Obame, contestent vigoureusement la procédure judiciaire engagée contre leur client.

Selon eux, plusieurs irrégularités entacheraient le dossier. Les avocats réclament notamment l’annulation des poursuites ainsi que des mesures judiciaires prises à l’encontre de leur client.

Ensemble Pour le Gabon hausse le ton

À la suite de cette décision, le parti Ensemble Pour le Gabon, fondé par Bilie-By-Nze, a publié un communiqué dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice gabonaise.

La formation politique évoque une « dégradation de l’État de droit » et accuse le pouvoir exécutif d’exercer une influence sur le fonctionnement de la justice. Le parti estime que cette affaire dépasse désormais le simple cadre judiciaire pour devenir un dossier à forte dimension politique.

Une affaire liée à la fête nationale des cultures

Le dossier trouve son origine dans l’organisation de l’ancienne fête nationale des cultures en 2008. D’après les éléments cités dans la procédure, une somme de cinq millions de FCFA aurait été avancée par Baba Ramatou dans l’attente d’un remboursement après le déblocage de fonds publics.Plusieurs responsables auraient également contribué financièrement afin d’éviter l’annulation de l’événement culturel.

Après plusieurs années sans remboursement, une plainte a finalement été déposée devant la justice, conduisant à l’interpellation de Alain-Claude Bilie-By-Nze par les éléments de la Direction générale des recherches.

Vers une bataille judiciaire internationale

Face au maintien en détention de son président, Ensemble Pour le Gabon affirme vouloir porter l’affaire devant des juridictions et organisations internationales afin de contester la procédure judiciaire en cours.

Le parti appelle également ses militants et sympathisants à poursuivre la mobilisation autour de ce dossier qu’il présente désormais comme un combat politique, judiciaire et démocratique.

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