Libreville, 2 juin 2026 – Le Gabon poursuit résolument sa transformation numérique en plaçant le développement des compétences nationales au centre de sa stratégie de modernisation. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, une nouvelle étape a été franchie avec la signature d’une convention stratégique entre l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) et l’Institut National de la Poste, des Technologies de l’Information et de la Communication (INPTIC).
Portée par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, cette initiative vise à faire de l’INPTIC un pôle d’excellence dans les domaines du numérique, des télécommunications et de l’innovation, tant au niveau national que sous-régional.
Cette convention s’inscrit dans le cadre de l’Axe 4 de la Stratégie nationale de digitalisation et de l’innovation, consacré au développement du capital humain. Elle traduit la volonté des autorités gabonaises de renforcer les capacités locales afin de soutenir la croissance économique, favoriser l’emploi des jeunes et améliorer la compétitivité du pays dans l’économie numérique mondiale.
Pour concrétiser cette ambition, un financement progressif de 5 milliards de francs CFA sera mobilisé pour moderniser les infrastructures de l’établissement. Le programme prévoit notamment la réhabilitation des espaces pédagogiques, la création de laboratoires numériques spécialisés, l’acquisition d’équipements technologiques de dernière génération ainsi que la mise à niveau des outils d’enseignement conformément aux standards internationaux.
L’INPTIC entend également adapter son offre de formation aux besoins émergents du marché. De nouvelles filières seront développées dans des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement logiciel, les réseaux et télécommunications, la science des données, le cloud computing, la transformation digitale, l’innovation technologique et l’entrepreneuriat numérique.
Au-delà des investissements matériels, la réforme repose sur une gouvernance modernisée. La convention prévoit un renforcement du pilotage stratégique, une gestion plus transparente des ressources ainsi qu’un suivi rigoureux des financements engagés. Un comité conjoint réunissant des représentants de l’ARCEP et de l’INPTIC sera chargé d’évaluer régulièrement l’avancement du programme et de veiller au respect des engagements pris.
Dans le cadre de ce partenariat, l’INPTIC s’engage à moderniser son offre académique et à renforcer la qualité scientifique de ses enseignements afin de mieux répondre aux exigences du secteur numérique. L’ARCEP, pour sa part, apportera un soutien financier, technique et sectoriel, notamment dans l’élaboration des curricula et le développement de formations spécialisées.
À travers cette réforme structurante, le gouvernement gabonais entend faire de l’INPTIC un véritable hub d’excellence capable de former une nouvelle génération d’experts du numérique. Une vision qui s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de positionner durablement le Gabon comme un acteur innovant, crédible et compétitif de l’économie numérique en Afrique centrale.



