Libreville, le 12 Décembre 2025 (Chiffre.info) | temps de lecture 1 min
La quiétude matinale des habitants du Camp de police a été interrompue, aux environs de 11 heures, par l’arrivée d’engins lourds. Des opérations de démolition ont alors été engagées sur plusieurs habitations, provoquant stupeur et désarroi parmi les occupants.
Un contentieux foncier évoqué
Selon des témoignages recueillis sur place, cette intervention serait liée à un litige foncier en cours. La propriété du terrain serait revendiquée par un ancien conseiller de l’ex-président Omar Bongo, lequel soutiendrait que la parcelle lui aurait été attribuée durant l’exercice de ses fonctions.
Une procédure judiciaire inachevée
Par ailleurs, d’après des sources concordantes, le dossier était pendant devant les juridictions compétentes. Dans ce cadre, il aurait été évoqué le versement d’un montant de 400 millions de francs CFA à Monsieur A’ABA, présenté comme le propriétaire des habitations concernées. Toutefois, avant qu’une décision judiciaire définitive ne soit rendue, les démolitions ont été exécutées.

Des conséquences humaines immédiates
Au cours de cette opération, plusieurs maisons ont été rasées, de même que des locaux à usage commercial et un lieu de culte. Les personnes affectées, en majorité des locataires, se sont retrouvées sans logement et sans information officielle préalable, aucune mesure d’accompagnement immédiate n’ayant été annoncée.
Un débat foncier récurrent
Dans un contexte plus large, cet événement s’inscrit dans une série de contentieux fonciers régulièrement observés au Gabon. Il relance les interrogations sur les modalités d’attribution, d’occupation et de sécurisation des terres, ainsi que sur le respect des procédures légales en cas de litige.

Le rôle des institutions en question
À cela s’ajoutent les critiques récurrentes visant l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC). L’institution est fréquemment citée dans des débats portant sur son fonctionnement et sur la fiabilité des documents fonciers délivrés.
Vers une nécessaire clarification
En définitive, cette situation met une nouvelle fois en lumière les défis persistants liés à la gouvernance foncière au Gabon. Un renforcement du cadre juridique et une clarification des procédures apparaissent, pour de nombreux observateurs, comme des leviers essentiels afin de prévenir la répétition de tels événements.



