Libreville , 28 Décembre 2025 (Chifre.info) – La capitale a été de nouveau secouée par une découverte macabre. Le samedi 27 décembre 2025, le corps ensanglanté et sans vie d’une jeune fille, encore non identifiée, a été retrouvé près de l’échangeur de l’IAI, un axe très fréquenté de la capitale. La victime était dénudée, dans des circonstances qui ont profondément choqué les riverains.
Une série noire qui inquiète
Cette découverte intervient moins de 24 heures après celle d’un autre corps retrouvé à Angondjé, dans un état de putréfaction avancée. Elle survient également quelques jours après la disparition et la mort tragique de Cameron, un enfant de 13 ans.
Ces affaires rapprochées dans le temps alimentent une inquiétude grandissante au sein de la population.
Le spectre des crimes rituels
Selon certaines informations issues des premières auditions dans l’affaire Cameron, des soupçons de prélèvements d’organes auraient été évoqués. Ces déclarations ont ravivé la peur des crimes rituels, longtemps dénoncés au Gabon.
Dans l’imaginaire collectif, ces crimes sont souvent associés à des pratiques occultes liées à l’argent ou au pouvoir. La répétition des cas, la brutalité des faits et la vulnérabilité des victimes renforcent ces craintes.
Une population livrée à l’angoisse
À Libreville, la peur est désormais palpable. Les parents redoublent de vigilance, les enfants sortent moins, et certains quartiers vivent dans une tension permanente. Chaque disparition devient une source d’angoisse.
De nombreux citoyens dénoncent un sentiment d’abandon et regrettent le manque de résultats concrets malgré l’ouverture d’enquêtes.
La colère monte dans la rue
Face à l’émotion nationale, plusieurs centaines de personnes ont participé à une « marche des indignés » à Libreville. Les manifestants ont réclamé justice pour les victimes et exigé des actions fortes des autorités.
« Nos enfants ne sont pas des sacrifices » ou encore « Plus jamais ça » pouvait-on lire sur les pancartes.
Les autorités attendues au tournant
Si des enquêtes ont été annoncées, la population attend désormais des actes concrets : des arrestations, des procès et des condamnations exemplaires.
Au-delà des campagnes de sensibilisation, c’est toute la chaîne sécuritaire et judiciaire qui est interpellée. Car tant que ces crimes resteront impunis, la peur continuera de régner et la confiance entre l’État et les citoyens restera fragilisée.
Par la Rédaction



