Le Gabon envisage de supprimer la prime de transport pour les agents publics disposant d’un véhicule de fonction ou de service.

Oligui au congrès chifre.info
Libreville, le 16 Juin 2026 – CHIFRE.INFO

Le gouvernement gabonais envisage de mettre fin au versement de la prime de transport aux agents publics bénéficiant déjà d’un véhicule de fonction ou de service.

L’annonce a été faite ce lundi 15 juin 2026 par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès.

D’un montant de 35 000 FCFA, cette indemnité pourrait être supprimée pour les fonctionnaires dont les déplacements sont déjà pris en charge par l’administration à travers l’attribution d’un véhicule administratif. Une décision présentée par le chef de l’État comme une mesure de réduction des charges publiques.

« Pour réduire les charges de l’État, le Gouvernement envisage de retirer la prime de transport à tous les fonctionnaires possédant un véhicule de fonction ou de service », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema.

Une mesure pour limiter les dépenses de l’État

Cette réforme s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de rationaliser la gestion des finances publiques. Le gouvernement estime qu’un agent bénéficiant d’un véhicule administratif dispose déjà d’un avantage destiné à faciliter ses déplacements, ce qui rendrait le maintien de la prime de transport moins justifié.

À travers cette initiative, l’exécutif entend réduire certaines dépenses de fonctionnement afin de consacrer davantage de ressources aux projets prioritaires, notamment les infrastructures, les services sociaux et les réformes engagées dans le cadre de la modernisation de l’administration.

Des précisions attendues sur l’application

Toutefois, plusieurs interrogations demeurent sur les modalités d’application de cette mesure. La distinction entre les agents disposant d’un véhicule de fonction permanent et ceux utilisant un véhicule de service uniquement pour des missions ponctuelles devra notamment être clarifiée.

Les autorités devront également définir les catégories de personnels concernées et les éventuelles exceptions afin d’éviter des situations jugées inéquitables au sein de la Fonction publique.

Une décision qui pourrait faire débat

Si certains considèrent cette mesure comme une démarche nécessaire pour mettre fin aux avantages cumulés et améliorer l’efficacité des dépenses publiques, d’autres estiment qu’une évaluation plus fine des situations individuelles sera indispensable.

La suppression éventuelle de cette prime marque en tout cas une nouvelle étape dans la politique de maîtrise des dépenses publiques engagée par le gouvernement gabonais. Reste désormais à savoir comment cette annonce sera traduite dans les textes et quelles seront ses conséquences concrètes pour les agents concernés.

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