Libreville, 16 juiller 2026 – chifre.info
Le nouvelle enquête de Forbidden Stories, plateforme de l’association de journalistes Freedom Voices Network, avec le soutien de Reporters sans frontières (RSF), relance les accusations d’espionnage visant le logiciel israélien Pegasus.
Selon cette investigation, les services de renseignement marocains auraient ciblé plusieurs personnalités gabonaises au lendemain de l’AVC du président Ali Bongo Ondimba, survenu en octobre 2018. Parmi les personnes qui auraient été placées sous surveillance figureraient Noureddin Bongo Valentin, fils de l’ancien chef de l’État, Brice Laccruche Alihanga, alors directeur de cabinet de la présidence, ainsi que l’opposant Jean Ping.
D’après l’enquête, ces opérations de surveillance présumées seraient intervenues dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la succession du président Ali Bongo, dont l’état de santé alimentait de nombreuses spéculations. Les téléphones des personnes ciblées auraient été sélectionnés comme cibles potentielles du logiciel Pegasus, capable d’infiltrer un smartphone pour accéder aux messages, appels, photos, contacts et même au microphone ou à la caméra, sans que son propriétaire ne s’en aperçoive.
Ces révélations s’inscrivent dans la continuité du projet Pegasus Project, qui avait déjà mis en lumière l’utilisation présumée du logiciel par plusieurs États pour surveiller des responsables politiques, des journalistes, des militants et des personnalités publiques.
À ce stade, ces informations reposent sur les conclusions de l’enquête journalistique de Forbidden Stories. Elles ne constituent pas une preuve que tous les téléphones sélectionnés ont effectivement été infectés par Pegasus, mais indiquent qu’ils auraient été identifiés comme cibles potentielles de surveillance.
Si ces allégations étaient confirmées, elles illustreraient l’ampleur de la guerre de l’information et des opérations de renseignement qui ont entouré la crise politique gabonaise ouverte après l’AVC d’Ali Bongo en 2018.



