La procédure judiciaire visant l’activiste panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba, a connu un nouveau développement ce lundi 20 avril 2026 en Afrique du Sud. Présenté devant le tribunal régional de Pretoria aux côtés de plusieurs coaccusés,
il a vu son dossier renvoyé à l’audience du 29 avril prochain.
Arrêté le 13 avril dernier, Kemi Seba est soupçonné d’implication dans un réseau présumé de facilitation de migration clandestine. Selon les autorités sud-africaines, ce réseau aurait organisé des passages irréguliers vers le Zimbabwe via le fleuve Limpopo River.
Lors de l’interpellation, les forces de l’ordre ont saisi du matériel de communication ainsi qu’une somme de 318 000 rands en espèces.
Au-delà de ces accusations, l’enquête porte également sur la situation administrative des prévenus. Le ministre des Affaires étrangères du Niger, Bakary Yaou Sangaré, a confirmé la validité du passeport diplomatique nigérien détenu par l’activiste. Toutefois, les autorités examinent un possible dépassement de la durée de séjour autorisée sur le territoire sud-africain.
Le dossier a également pris une dimension internationale avec l’implication annoncée d’Interpol. D’après les autorités sud-africaines, Kemi Seba ferait l’objet d’un mandat de recherche émis par le Bénin pour des faits présumés d’atteinte à la sûreté de l’État. Une telle évolution pourrait ouvrir la voie à une éventuelle procédure d’extradition vers Cotonou.
En attendant l’examen de leur demande de mise en liberté sous caution le 29 avril, Kemi Seba et les autres ressortissants béninois demeurent placés en détention provisoire.



